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Comment ressentir la concentration?

Assis dans son bateau, il regardait l’horizon, fébrile. Le nez au vent, la voile faseyait à grand bruit. Elle semblait nerveuse, prête à en découdre et mordre dans le vent pour donner son maximum. Lui, écoutait les secrets du vent qui sifflait à ses oreilles. Il tenait fermement sa barre, tous ses sens en éveil, attendant le signal. Il humait l’air, scrutait l’étendue d’eau à la recherche des pofs de vents.

Préparation

Plus tôt, il avait embarqué, il était dans les premiers. Il avait mis les doigts dans l’Eau pour en goûter la température. Tel un humble salut à cet élément, il avait ouvert la main et laisser le courant filait entre ses doigts. Le soleil était jeune, l’air salin, lui chatouiller les narines. Il était serein. Confiant dans ses capacités, il appréciait chaque seconde de cette journée qui commençait. Le soleil dardait ses rayons sur lui et son embarcation. Tout en sentant ses muscles se délier avec la chaleur qui pénétrait ses vêtements et sa peau, il étudiait les éléments : eau et vent. Il avait examiné la météo avant de se mettre à l’eau. Il lui restait plus qu’à l’arrimer au plan d’eau. Aujourd’hui serait une belle journée.

Construction de la concentration

Le premier coup de sifflet le ramena au départ imminent. Il connaissait la technique, chacun était égal face aux éléments. Il avait ajusté sa stratégie au contact de l’eau et du vent.

Quatre minutes. Il plongea dans son corps et sentit tous ses muscles prêts à l’action. Comme des automates, ils se souvenaient de chaque mouvement, de chaque position. Il sentait le bord de son dériveur sous ses fesses, le cale-pieds sur ses pieds, la barre dans sa main, le vent dans son cou… Il inspira trois fois pour faire descendre son énergie dans son bassin, se centrer et rester dans son corps. Ce corps qui savait d’instinct comment se positionner, tellement il avait répété les mouvements à l’entrainement. Plus besoin de la tête, se concentrer sur la course, l’environnement, les autres coureurs en périphérie. Faire du bateau une extension de soi-même. Il poussa son énergie dans ses orteils pour en inonder la coque. De ses yeux, il engloba la voile, ferma les paupières et sentit à la réouverture son énergie qui montait jusqu’en haut du mât, jusqu’au bout de la voile…

Prêt

Dernier coup de sifflet, une minute… il était prêt. Il sentait l’excitation et la nervosité grimpaient dans les dériveurs autour de lui. Inspire, expire… Bien ancré dans son corps, il se mit à décompter 30, 29, 28… Plus que 15, 14, 13… À six secondes, il tira sur l’écoute…, 3, … borda la voile…, 2, la coque se retrouva à plat…, 1… Pouiiiinnnnn. La corne de brume retentit, la course était lancée.

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